Les coulisses du tournage de la vidéo de Jolie Nouba

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Hello les ami-e-s !

Aujourd’hui, je vous fais découvrir les coulisses du tournage de la vidéo de Jolie Nouba. Nous avons réalisé un mini clip de 93 secondes sans réel budget (des kopecks) et surtout avec l’aide de celles et ceux qui ont bien voulu se prêter au jeu. Le tournage de la vidéo fut pour moi, la fondatrice de Jolie Nouba, une folle aventure à la fois très amusante mais aussi éreintante. Une expérience dans mon parcours d’entrepreneuse qui m’aura appris bien des choses.

Pourquoi une vidéo ?

Parce que la vidéo est un moyen de communication simple et qu’à l’heure du numérique, une boutique en ligne qui filme son univers, cela va de soi. Cela tombait bien, mon amie Camille, journaliste et monteuse, m’a proposé le projet. Mais quelle synchronisation, elle a peut-être des dons de télépathie ma Camille.

Comment a démarré ce projet de vidéo ?

D’abord, le brainstorming. Camille, son frère Corentin, cameraman ( on appelle cela de la chance), sa copine et moi. Autour d’un bon verre, sur une terrasse à Paris. On rigole, les idées fusent, on propose, on revient sur certaines idées, on en élimine, je prends note de tout pour ne rien oublier. On se dit qu’on devrait peut-être structurer tout cela… J’en fais un compte-rendu, le scénario se dessine assez naturellement : on filmera des produits de la boutique dans un esprit décalé, un peu second degré. Pourquoi ? Parce que cela correspond bien à l’esprit de la boutique : du fun, du moderne, de l’original.

 

Comment a-t-on fait avancer le projet (méthodo) ?

On a fixé une date. Entre nos engagements respectifs, la date fut prise 2 mois après cet apéro-brainstorming. C’était hypothétique car nous n’étions pas à l’abri d’une mission rémunérée qui nous amènerait à reporter notre projet (non payé). Finalement, on a pu tourné à la date convenue au départ, ouf !

Ensuite, avec l’aide de mes acolytes, j’ai listé tout ce dont nous avions besoin. Le matériel technique, les produits, les personnes figurantes, des accessoires (vêtements, déguisement…) et surtout, le lieu…Une fois la liste dressée, nous nous sommes mis à la recherche du matériel manquant. Un peu à la dernière minute pour une partie (non incontournable) du matériel. Et oui, tout cela s’ajoutait au quotidien, je manquais de temps !

Enfin, sur la base d’un rétroplanning, j’évacuais les tâches : booker les amis figurants, trouver et récupérer le matos manquant, acheter des bricoles, mettre de coté les produits, distribuer les rôles…

Des partenariats ?

Afin de rendre la vidéo plus attractive et surtout très claire dans son message, j’ai emprunté quelques accessoires (de superbes couronnes de fleurs Frida de Sidonie Lemaitre, des nœuds papillon modernes et super cool du Colonel Moutarde et une robe de mariée élégante et tendance de Violette Tannenbaum). En effet, comment faire comprendre que Jolie Nouba vend de la décoration de fête comme le mariage sans une tenue de mariage dans la vidéo ? La robe de mariée nous assurait cette clarté. Les couronnes de fleurs nous permettaient de coiffer nos têtes sans les services d’une coiffeuse professionnelle que nous aurions du rémunérer, faute d’avoir un ou une amie de la profession dans mon entourage proche. Et puis elles sont tellement belles ces couronnes qu’elles allaient assurément rajouter la touche classe, le petit détail qui fait la différence, à nos tenues. Nous avons eu la même logique pour les garçons de la vidéo, il fallait être très joliment sapé, les nœuds papillon de la très jolie marque tendance Le Colonel Moutarde apportaient LA touche mode.

 

Le jour J 

La journée a démarré de bonne heure, dans l’appartement de Charles et Camille en plein centre de Paris. Après un bon café, nous nous sommes mis au travail. Nous avons commencé par les plans serrés. C’était un temps de travail idéal car nous n’étions pas dérangés par le téléphone, le brouhaha (nous étions en petit comité). L’avantage, c’est que les plans serrés n’exigent pas cet œil de lynx panoramique dont la mission est triple : rendre harmonieux l’image, de repérer et corriger tous les défauts (comme un fil qui dépasse…). Cet œil de lynx, il doit être là uniquement pour ça. C’est tout l’intérêt de la direction artistique.  Note pour plus tard : c’est une mission à ne pas négliger et qui ne doit surtout pas être cumulée avec d’autres responsabilités. C’est l’enseignement principal que je tire de cette expérience. Même si au final, tout s’est globalement bien bien passé.

Les missions impossibles

La sérénité du matin fut rapidement perturbée par les premiers imprévus. Vent de panique sur le tournage : La caméra fait des siennes et a décidé de ne plus filmer (un comble !).  On a d’abord pensé que c’était la batterie, mais aucune des batteries de secours de la caméra ne rallume la bête. Une coïncidence tellement bizarre qu’on a pensé que la caméra avait un problème et venait de rendre l’âme. En catastrophe et dans l’espoir qu’il nous donne la solution magique, j’appelle l’ami qui nous prête son précieux outil de travail (qui vaut une petite fortune). Mais il n’a jamais eu ce cas de figure. Pire, je sais que je l’inquiète. Pas de solution qui explique que la caméra s’éteigne alors que nous n’avons tourné que quelques minutes. Et surtout, pas de résolution du problème. Cela ne pouvait pas être toutes les batteries qui étaient déchargées quand même.  Comment expliquer à Simon, le propriétaire de la caméra, qu’on avait fait très attention, et qu’on avait pas du tout négligé son matos ? Et surtout, comment régler sur le champ ce problème alors que qu’il était impossible de reporter (sans déprimer et perdre des journées de travail) ?  Autant vous dire qu’on était bien dans la mouise. Heureusement, nous avons trouvé des solutions provisoires, en mode système D, en mode coûte que coûte, il faut filmer ! We made it !

L’après-midi, les amis figurants sont arrivés les uns après les autres. Moi, la fille qui travaille encore sa ponctualité (personne ne semble le remarquer mais je vous assure que je m’améliore avec l’âge !), j’ai bien noté que rares étaient ceux qui arrivaient à l’heure lol. Mais je me mets à leur place, on est un samedi, tous exténués de la semaine, on a du mal à se dépêcher. De plus, je les ai missionnés : il faut apporter tout un attirail à savoir sa tenue de fête, son maquillage, se changer sur place… Et puis c’est sur la base du volontariat, ils sont déjà bien sympas d’avoir accepté. La veille, je m’attendais même à un ou deux désistements, pour cause de maladie ou d’imprévus. Finalement, à ma grande surprise, tout le monde s’est démené pour tenir l’engagement (hip hip hip!).  Pourtant mon amie Hawa, maman de 2 enfants, avait elle une bonne excuse : sa voiture a lâché la veille et  elle était coincée hors de Paris, attendant le garagiste. Elle a quand même traversé tout Paris avec ses enfants en me disant « je peux pas te lâcher sur ce coup là ». Oscar de l’amie la plus fiable de la terre ! Nous avions déjà commencé à tourner mais Isao a su se glisser dans le cadre et jouer comme si de rien était : chapeau bas l’artiste ! D’autres anecdotes pourraient encore être citées mais passons au cœur du sujet.

Pendant le tournage de la vidéo

La consigne était de passer un bon moment, dans son rôle, et de ne pas se préoccuper de la caméra. En apparence simple, cette consigne n’est pas si facile à appliquer. Parce qu’on a peur du ridicule. Parce qu’on a pas l’habitude. Parce qu’on ne se connait pas forcément tous (des amis de divers pans de ma vie, ma sœur…). Parce qu’on est pas des acteurs et que c’est un vrai métier.

Je trouve que malgré cela, on a pas l’air ridicule. L’atmosphère décalée de la vidéo colle bien avec notre jeu imparfait (me concernant en tous les cas) mais le résultat est tout à fait honorable.

Lucie et Clémence, 2 étudiantes de l’ISCOM venues en renfort sur le tournage, nous ont énormément aidé avant et pendant notamment. Leur participation fut précieuse dans la préparation de la scène, dans les plans pour filmer, pour prendre des photos, mettre en scène. Règle d’or : toujours prévoir de l’aide le jour J pour la préparation des scènes. C’est un gain fou de temps et cela enlève un bon poids (de stress).

Après le tournage de la vidéo

Quand le clap de fin a sonné, nous étions amusés, soulagés, détendus. C’était très marrant de faire cet exercice. Nous n’avions hélas pas fini les plans serrés à cause de la grève de la caméra, il fallait donc se remettre vite au travail. Je  n’ai donc pas pu m’occuper des figurants pour papoter et prendre un petit verre avec eux avant qu’ils ne partent. Malgré le rythme, je dois dire que j’ai passé un bon moment. Hormis l’épisode « on a cassé la caméra de Simon ».

Le fin mot de l’histoire

En fin de journée, le suspens (ou plutôt, le stress) demeurait : que s’était-il passé avec la caméra de Simon ? Nous avions pu pallier avec une caméra que Camille était allée chercher in extremis (dispo et adaptée, par chance, encore elle !). Cet imprévu nous avait considérablement retardé. Nous avions laissé rechargé des batteries « just in case ». Il s’est avéré que les batteries étaient vieilles et nécessitaient plusieurs heures de chargement, un peu plus que des batteries classiques. Et que nous n’avions pas détérioré la caméra mais bel et bien pas assez rechargé ces fic**** batteries. N’est-ce pas…balot ??? Le petit coup d’adrénaline classique pour un événement important s’était bel et bien produit. Je m’en serais volontiers passé mais tout est bien qui finit bien…

 

Le résultat

En image, voici la vidéo.

 

Mille mercis à toutes celles et ceux qui ont participé : Evgeny, Camille, Corentin, Charles, Lucie, Clémence pour l’organisation. Evgeny et Charles de nouveau, Cécile (la jolie future maman), Mathieu, Domitille, Elisabeth, Christian, Valentin, Audrey, Charles, Isao, Manon pour la figuration, ainsi que Delphine et Hawa, dans les « coulisses ». Et enfin, un grand merci aux marques qui ont très gentiment mis à disposition quelques produits de leur marque : le Colonel Moutarde, Violette Tannenbaum et Sidonie Lemaitre.

Si vous aussi vous avez réalisé une vidéo, n’hésitez pas à donner des conseils en commentaires ou partager des anecdotes !

 

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